Pierre-Marie Drapeau-Martin
Les courts-circuits (2017)
L'installation Les courts-circuits est née d'un contexte de peur collective, lié à l'état d'urgence. Chaque problème dans les transports en commun, chaque panne de train crée une situation de suspens, générant tensions et inquiétudes, proche d'un sentiment d'horreur.
À des moments d'attente ou de déplacement dans les réseaux souterrains, mon regard est happé par les failles du lieu qu'on a essayé de réparer ou laissé ouvertes. Ces structures deviennent des zones de fiction où l'inorganique glisse vers l'organique.
S'amorce alors un film : un scénario sous verre, où les photographies deviennent décor, traces, ou fragments d’un récit instable. Créature et créateur s’y confondent, jusqu’à ce que l’espace lui-même semble respirer.
J’emprunte à Frankenstein de Mary Shelley cette idée de corps recomposé à partir de fragments morts — une constellation d’images où l’individuation devient quête.
24 photographies (24×32 cm – 76×100 cm) — scénario