Pierre-Marie Drapeau-Martin
L’enfant mousse a grandi. Il ne s’agit plus d’absorber, mais de se défaire. L’adolescent tente d’expulser les figures qui ont constitué son visage. Ce qui était surface d’accueil devient zone de conflit. Les mains accompagnent ce geste. Elles se déforment, s’animalisent, deviennent outils, flux, paysages. Elles coupent, débordent, transforment. L’identité ne se construit plus par accumulation, mais par retrait, par séparation. Ce travail suit un mouvement instable: se désidentifier pour tenter d’apparaître. Faënce émaillée, environ 30 x 20 cm x 20 cm, 2025